Varadero, du béton, des touristes et des dauphins en mer

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Après Santa Clara, nous prenons la route vers Varadero, le chemin est en principe assez rapide, jusqu’à ce que nous nous rendons compte que nous revenons sur la Havane. Difficile de se repérer sans panneaux. Par contre ce qu’il y a de bien  à Cuba c’est qu’au cas où tu te trompes de route tu  peux faire demi tour sur l’autoroute, aller à la station service d’en face à contre sens pour aller te chercher à manger…Certes il il y a moins de voitures ici mais quand même ça va nous  manquer.

Nous arrivons entre midi et 14h et ça tombe bien car nous mourrons de faim. Je (Alex) connaissais bien Varadero pour avoir conseillé cette destination et mes collègues m’avaient vanté la plus belle plage du monde. Justement de monde, nous en changeons brutalement. Les hôtels sont situés le long d’une langue de terre de plusieurs kilomètres qui part de la ville de Varadero. Des barres et des barres d’hôtels plus gigantesques les uns que les autres, alignés en rang d’oignons face à la mer que l’on ne voit même pas. Du béton, du béton, du béton…et des dollars. Où est donc le Cuba que nous venons de laisser? Nous nous recentrons en pensant à Ella car nous sommes là pour elle, pour qu’elle puisse faire une petite pause piscine et pâté de sable sur la plage. J’entre dans un premier hôtel : 400$  la nuit. Ok…On passe au suivant. 500$ la nuit. Et ainsi de suite. On se demande quoi faire car il est hors de question de payer le prix de notre billet d’avion pour passer deux nuits à Varadero. Et en même temps nous avions tellement rêver de lézarder sur une plage…Finalement au dernier hôtel, nous tombons sur une très grosse promo. Notre hôtel est immense comme les autres, avec plusieurs piscines, plusieurs restos, des boutiques…Un autre monde. Il n’est pas désagréable ceci dit de se retrouver dans une chambre à l’occidentale. On décide donc d’aller à la piscine principale de l’hôtel. L’eau est brûlante, il y a de la musique bruyante et accessoirement la couleur de l’eau est plus que douteuse en plus des flotteurs (le snack est situé au milieu de la piscine donc les gens mangent dans l’eau). Hmmmpfff. A l’heure du repas de douces effluves de graillon chatouillent nos narines. Nous voila au self : frites molles, pizzas froides dégueulasses…On commence sérieusement à regretter nos repas chez l’habitant. D’ailleurs nous sommes choqués de l’attitude des touristes envers les gens qui travaillent dans l’hôtel, ni bonjour, ni merci, ils jettent leurs déchets dans les couloirs au sol, urinent par le balcon… Les cubains sont étonnés quand nous leur parlons espagnol et leur sourions. Quelle image ils doivent avoir des touristes…

Le lendemain nous allons à la plage de l’hôtel. C’est vrai qu’elle est plutôt belle. Et chaude et ça c’est le pied. Dans l’après midi nous décidons d’aller nager avec les dauphins et nous nous rendons dans un parc prévu pour. Sauf que nous arrivons dans un espèce de Disneyland aux bassins étroits et  pourris, avec des animaux pas en forme et des bassins pouvant accueillir autant de touristes que de place qu’ils contiennent. Nous ne voulons pas cautionner ça. Finalement nous arriverons à trouver une excursion en catamaran qui pourra nous emmener dans une réserve naturelle au milieu de la mer, donc les dauphins sont dans leur milieu naturel, on peut passer 20 minutes avec eux par groupe de 4 et ils ne sont sollicités que deux fois dans la journée (ils laissent les autres dauphins au repos).

Le lendemain, direction le port, nous sommes une petite dizaine sur le catamaran (ou le caca marron comme l’appelle Ella). Nous naviguons pendant pas mal de temps et arrivons à la réserve. Effectivement le lieu est aussi respectueux des animaux qu’il le peut dans ces conditions en tous cas. Nous sommes équipés de gilets de sauvetage, Ella y compris, qui pourra commencer à leur donner du poisson pour les faire venir. Nous plongeons à 4 dans un des grands bassins d’eau de mer (en fait le bassin est ouvert sur la mer par des pilliers). C’est mignon un dauphin mais à vrai dire une fois dans l’eau ça parait surtout très lourd et très grand, donc c’est assez impressionnant. Nous avons nagé  et joué avec eux pendant une vingtaine de minutes, ayant conscience que c’était vraiment là une expérience extraordinaire.

Après trois repas à l’hôtel, nous fuyons le self qui nous donne la gerbe et allons directement dans la ville de Varadero où nous tombons sur un chouette resto italien trop délicieux et nous reprenons contact avec plaisir avec les habitants, loin des complexes hôteliers.

 

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juillet 24, 2014 Ma maison sur mon dos Cuba No Comments

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