Trinidad

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Voila une ville qui me faisait nettement rêver il y a quelques années et j’avais cru à tort qu’elle était au milieu des plantations.  Après quelques petites heures de route, nous arrivons dans la ville très colorée de Trinidad. Avec la chaleur écrasante qui tombe (plus de quarante degrés!) il n’y a personne dans les rues. Après une première guesthouse full, nous nous rendons à une deuxième adresse de charme, qui est une ancienne ambassade. Personne là non plus. Mais un passant nous prend par le bras pour nous emmener ailleurs en disant régler notre problème. Comme on commence à se perdre un peu et à bien s’éloigner de la guesthouse on se dit qu’il nous emmène dans une autre guesthouse où il va toucher une commission, un peu comme en Inde. Finalement nous arrivons devant une grande maison cossue et nous comprenons que la charmante dame qui  nous accueille est la fille du proprio de l’autre guesthouse. Nous attendons patiemment tandis qu’elle nous sert de la citronnade et on voit arriver un bonhomme dans un side-car, le propriétaire de notre guesthouse, impressionnante d’histoire et de cachet.

Notre chambre est immense, avec du vieux parquet qui sent la cire, une bibliothèque…Nous nous baladons donc dans Trinidad, qui n’est vraiment pas immense, ce qui nous arrange avec cette chaleur. De jour elle est assez touristique, des hordes de bus déversent des touristes qui ne resteront que le temps d’une demi-journée. La ville est très colorée, célèbre pour ses rues aux habitations de plein pied aux nombreuses couleurs et aux rues pavées. Le centre avec sa place et son église nous font plutôt penser à une ville mexicaine endormie. Endormie et pour cause, on crève littéralement de chaud. En fait la ville se révèle surtout le soir lorsque les cars sont partis et que chaque bar met sa musique plus fort que le voisin. A défaut de pouvoir aller dans les bars avec Ella (mères indignes!!!), nous danserons une partie de la nuit sur le toit terrasse de notre chambre.

Le lendemain c’est un peu fatiguée que je discute avec la patronne sur mon intention d’aller dans un des salons de massage qui bordent l’avenue principale. Je me laisserai bien tenter. Elle me fait comprendre à grand renfort de gestes que c’est de l’arnaque, qu’elle connait quelqu’un de très réputé et qu’elle va voir s’il peut se déplacer. Je n’ai pas fini de prendre mon petit déjeuner que la voila à l’encadrement de la porte « il arrive, allez dans votre chambre ». Effectivement je vois un vieux papy qui déboule, c’est lui qui forme les praticiens de  la région et je ne regrette pas d’avoir suivi les conseils de madame.

Nous baladerons toute la journée sous un soleil de plomb tandis qu’Ella joue au foot avec les locaux et se dandine au son de la salsa parmi les nombreux groupes présents.

Nous avions envisagé d’aller à Santiago de Cuba au départ mais nous constatons qu’entre l’état des routes et la longueur du trajet cela risque d’être épuisant pour Ella mais aussi pour nous. On se tâte donc à raccourcir le trajet. Direction le lendemain pour Camaguey.

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juillet 17, 2014 Ma maison sur mon dos Cuba No Comments

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