Les îles du sud de la Thaïlande

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Pour arriver jusqu’ici nous avons fait un assez long périple. Près de Kanchanaburi nous avons rencontré Sylvain dans une station de bus, qui se rendait aussi au camp d’éléphant, et avec qui nous avons accroché tout de suite.

Et le hasard a fait qu’il se rendait également dans les îles du sud par la suite, décision est donc prise de partir ensemble tous les quatre. Nous avons fait un trajet digne de Pekin Express avec des étapes qui s’enchaînaient super bien : le pick up qui nous dépose du camp d’éléphants à Nam Toc, puis un bus qui nous conduit à Kanchanaburi, de là un mini-van pour Petchaburi qui nous dépose sur une grande route, des locaux appellent un tuk tuk pour nous, hop tuk tuk direction la gare puis un train couchette qui nous laissera à Chumphon où nous arrivons après avoir demandé notre chemin à un bar à prostituées à…23h où le gérant de l’hôtel nous prévient que la navette pour le bateau viendra nous chercher le lendemain à 5h du mat’…Pfffiou.

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Mais quand même faire ça en une seule journée relevait du défi. On mérite un totem de Denis Brogniard! L’avantage c’est qu’à 4 l’énergie n’est pas la même, l’un s’occupe des sacs et d’Ella, Sylvain nous indique la meilleure étape, une autre recherche l’hôtel susceptible de nous accueillir, c’était vraiment très fluide. Le premier bus diffusait une climatisation polaire, j’étais en short frigorifiée et la seule chose que j’ai pu sortir de mon sac était un pyjama. Il faut savoir que les asiatiques se baladent souvent en pyjama sans problème, avec des petits motifs genre oursons etc et que ça ne choque pas. Ella elle n’arrêtait pas de me dire dépitée « mais maman t’es en pyjama… ». Et bien franchement c’est plutôt agréable de se balader en pyjam, c’est confortable, j’essaierai de venir comme ça à mon prochain boulot pour voir :)

Le lendemain matin, réveil douloureux, nous prenons le bateau pour les îles. Nous faisons déjeuner copieusement Ella avant de partir, détail qui a son importance quand avec les remous du bateau elle nous tapissera le pont de vomi à côté de thaïlandais flegmatiques, avant de nous dire « ah ça fait du bien, je vais jouer moi ». Notre fille nous impressionne…

Au bout de deux heures de navigation, le Graal : les plages de Koh Tao font leur apparition, une eau verte avec des petits îlots, une jungle autour. Nous quittons là Sylvain avec regret  (mais peut-être qu’on te revoie dans quelques jours hein?) et nous arrivons nous sur l’île d’à côté à savoir Koh Phangan. Nous avons la surprise de voir que notre sac à dos a été visité durant le trajet bateau, mais il faut croire que les petites culottes et les sachets de Doliprane n’ont pas eu de succès, sachant que nous gardons nos biens précieux avec nous.

Au départ nous ne savions pas quoi penser de Koh Phangan. Il faut dire que nous arrivons de Birmanie où nous rencontrions peu de touristes et nous sommes parfois oppressées de nous retrouver avec du monde, de la musique assez forte autour de la piscine…La plage est bof comparée à notre îlot de Gili Meno au sable blanc et aux tortues. Nous discutons avec les serveurs, tout le personnel hôtelier est birman sur cette île. Les salaires des birmans sont moins élevés que ceux des Thaï mais ils gagnent plus en Birmanie où tout l’argent est envoyé aux familles. Cela nous fait du bien de baragouiner des mots de birmans, ce qui les surprend et leur fait plaisir. Un an passé là-bas et Mireille qui a appris très vite serai bilingue.

Décision est prise de changer d’hôtel le lendemain pour nous réfugier dans le nord, réputé pour être plus sauvage. A vrai dire nous passerons une soirée bien pourrie avec un chauffeur de taxi colérique qui ne trouve pas notre adresse, finalement nous sommes déposées au bord de la route. Nous arrivons dans l’hôtel dans le noir, personne à la réception, Mireille dépose deux sacs à dos dans ce qu’elle croyait être une pelouse pour me venir en aide car un chien me saute dessus en croquant les sachets de nourriture que je transporte. Une fois dans la chambre, le manager apporte nos aquariums, pardon nos sacs. Ce que Mireille pensait être une pelouse dans le noir était un bassin couvert de nénuphars. Outre nos vêtements trempés il est temps de rédiger des épitaphes :

- Ipad, 3 ans, blessé à la guerre du Vietnam avec un écran fêlé. Mort noyé à Koh Phangan

- Asus, 6 mois, renversé du lit par Ella il y a 10 jours en état végétatif depuis. Mort noyé à Koh Phangan

Les boules.

A côté de ça, nous découvrons notre nouvel environnement. Notre bungalow donne sur la plage, le lieu est intime, très cosy. Et là commence un vrai séjour de détente où nous passons notre temps entre la piscine, les transats, la plage et le restaurant. Et ça c’est le pied total ! Nous restons là pour toute la semaine et nous comptons bien poursuivre notre programme qui est de ne rien faire. Le lieu idéal pour ça.

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Ella s’amuse à décorer le restaurant pour Noël en maillot de bain au milieu des cocotiers et nous avons du mal à nous dire que dans 10 jours nous serons de retour dans le sud avec des manteaux, des chaussures fermées en pleine période de fêtes…Nous avons tellement appris à rester dans le moment présent en 6 mois, à vivre au rythme de notre horloge interne, à profiter des surprises d’un voyage, à être trimballée sur des tuk tuk, des pirogues, des éléphants, des bateaux, que nous n’arrivons même pas à imaginer comment va se passer notre retour. Surprise… :)

Ce sera un des derniers articles de ce périple, si ce n’est le dernier. Nous passons la semaine à Phangan avant de rester quelques jours sur Bangkok pour faire des achats de Noël (les vrais hein, pas les culottes minou) avant de prendre un vol Bangkok-Marseille via Amsterdam.

décembre 13, 2015 Ma maison sur mon dos Thaïlande No Comments

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