Découverte du lac Inle

COUV

Le 16 novembre nous laissons le cadre enchanteur de Bagan pour découvrir celui tout aussi plaisant de Nyaugshwe au bord du lac Inle. Nous découvrons les trajets en shared taxis, de sortes de mini vans qui nous coûtent le même prix que le bus mais en plus rapide et plus confortable. Notre hôtel tout construit de briques rouges est situé en face du débarcadère d’où passent les petits bateaux à moteur qui partent pour le lac.

Etrangement, si Nyaugshwe est l’une des trois destinations touristiques du pays (Mandalay – Bagan – Inle), elle a su conserver son caractère avec son marché typique et ses petits commerces. Mais encore une fois touristique est un bien grand mot, il y a des étrangers ici mais ce n’est pas la foule non plus.

Dès le lendemain, nous négocions une embarcation à la journée avec un chauffeur adorable. Bien que cet adjectif s’applique un peu à tous les birmans. Ici souvent ils nous répètent « are you happy ? ». Ils sont aux petits soins pour Ella, seule petite tête blonde du coin. Là encore, on est dans un pays où il n’y a pas encore d’enfants étrangers. Mais je m’égare.
Direction le lac donc. Nous croisons quelques « pêcheurs » qui sont présents uniquement pour les photos des touristes et nous arrivons au surprenant floating garden. En effet il s’agit là d’un véritable potager sur l’eau où poussent joyeusement tomates et concombres…sur l’eau. Le sol flottant sur l’eau est une sorte d’herbe molle, sur lequel les birmans rajoutent de la terre et l’engrais est fait à base d’algues.

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Comme quoi l’homme peut s’adapter partout. Les habitations sont construites sur pilotis, reliées entre elle par de petits ponts : on y voit l’épicerie, l’école du village…Nous avons ensuite visité plusieurs ateliers, notamment la fabrique d’argent, la fabrique d’ombrelles etc…Une fabrique assez originale qui tisse des vêtements à partir de la fibre de la tige du lotus. Et une fabrique de cigares pas mal du tout, à base de feuille de bananier, de tabac, d’anis étoilée. Enfin nous avons visité le monastère des chats sauteurs avec ses 200 piliers en teck, nom dont l’origine est due à un moine qui faisait sauter des chats dans des cerceaux.

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Le lendemain, visite au floating market décevante, où l’on se pressent entre touristes étrangers en rang d’oignons les uns contre les autres devant des merdouilles, des colliers, des figurines, toujours les mêmes, ce qui nous gonflera vite. Après le floating market nous espérons que la visite du village d’In Dein, qui n’est pas sur les tours proposés, sera plus authentique. Et en effet, nous revoila donc en mode Indiana Jones dans ce paysage de poussière où se dressent d’inombrables stupas en ruine. Comble de chance, il y a un pélerinage ce jour-là, avec tout le long du passage couvert qui nous mène à la pagode, des gens en costumes traditionnels, par famille, ou par village, qui cuisinent au feu de bois sur des tapis colorés, discutent, jouent…

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Et voila j’écris dans notre bus en direction de Mandalay où nous laisserons demain papy et mamie qui rentrent (déjà snif!). C’était une chouette parenthèse de partages (le vélo à Bagan au clair de lune, la navigation sur le lac Inle, les repas au riz à tous les repas tout en rêvant de saucisson et de fromage), et de rigolades (mamie qui perd les pédales, en vrai, les pédales de son vélo ou encore cette vieille bique qui se croit la seule issue de l’hexagone en voyage en Birmanie et se fout de la veste d’Armand et qui détale quand on lui dit « et il parle français aussi »). Une photo magnifique de nous 5 (hum ça se voit que les vêtements « normaux » et le maquillage commencent à manquer).

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Nous avons songé à écourter notre séjour birman et rentrer avec eux sur Bangkok, mais le Dieu des vols complets sur une semaine, la palme de la connexion Internet la plus pourrie du monde et la loose du 3D secure de notre carte bancaire qui ne dispose pas de partenariats avec la Birmanie en ont décidé autrement. Nous poursuivons donc notre route à trois sur la Birmanie jusqu’en décembre sans savoir pour le moment où nous allons nous diriger avant de repartir sur Bangkok via Rangoon le 5.

novembre 20, 2015 Ma maison sur mon dos Birmanie 1 Comment

One Comment

  1. mag

    novembre 25, 2015

    coucou les filles !!!
    je vous avais bien dit que je viendrai faire un petit tour sur votre blog
    nous voilà , donc , Lilou et moi , en train de regarder toutes vos photos de ces dernières semaines
    D’ailleurs , pourriez vous répondre à une question qui perturbe Lilou :  » Mais comment vous faites pour transporter vos bagages à chaque fois que vous bougez ??????? »
    Merci de répondre à cette enfant svp , lol

    gros gros bisous à toutes les 3 et je suis contente pour vous d’avoir pu constater que papy et mamie aient pu partager quelques moments de bonheur avec vous

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