Dans la douceur de Hôi An

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Nous avions prévu de remonter dans le centre du Vietnam, à Hôi An, mais après maintes tergiversions bus qui prend 18h de trajet, pas bus, redescendre à Ho Chi Minh et prendre un vol Low Cost, train qui arrive à des heures impossibles etc Nous avons choisi de couper le trajet en deux avec une étape à Nha Trang. Le descriptif qu’en font les guides ne donnait pas particulièrement envie malgré un décor alléchant : des kilomètres de plages de sable blanc, des îles où l’ont peut plonger, des excursions en bateau…Mais aussi de ce qu’on avait lu, des tours plus hautes les unes que les autres, une ville sans charme, un tourisme de masse où la clientèle russe a envahi le paysage.

Mais go pour Nha Trang qui si elle n’est pas l’étape du siècle,  n’est pas pour autant désagréable. On se croirait à la maison sur la côte d’Azur, les tours et les russes en plus. Nous trouvons un semblant de chalet savoyard avec des faux rondins de bois et de la fausse neige mais avec de la vraie tartiflette. Nos estomacs en manque de fromage se sont jetés sur la tartif’ qui nous donnera de bonnes crampes façon indigestion le lendemain. Fromage et vin rouge, de surcroit le soir, nous n’avions plus l’habitude, nous qui mangeons hyper léger en Asie depuis deux mois !

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Le lendemain direction la compagnie de bus pour récupérer nos passeports qui ont fait un voyage de nuit Mui Né-Nha Trang. En bons boulets, nous étions un peu en retard dans le bouclage de nos sacs, le bus était en avance, nous avons payé l’hôtel rapidement et nous nous sommes rendues compte après le départ du bus que dans la précipitation ni la réception ni nous n’avons pensé aux passeports. Ça nous aurait stressé dans un autre pays mais on se rend compte qu’au Vietnam pas grand-chose n’est un problème en fait. Les Vietnamiens sont toujours très calmes et ont toujours une solution à tout. Une fois tous les détails réglés, genre un détail ! récupérer les passeports, réserver le bus de nuit et une chambre d’hôtel pour le lendemain, direction le bord de mer. Un plagiste nous aborde pour nous proposer des transats pour un prix dérisoire, la chaleur est telle qu’on ne se concerte même pas et nous voila sous un gros parasol avec un verre à profiter du soleil et d’une eau qui ne doit pas être loin des 30° avec une Ella dans son élément. Ella qui au passage devient de plus en plus drôle.

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Le soir nous prenons donc notre premier bus de nuit direction Hôi An pour une arrivée prévue très tôt le matin. Nous avions pris ces bus de jour, on n’avait pas de doutes sur le fait qu’on allait bien dormir. Très optimistes. Et vieilles aussi. Mireille a mis deux jours à s’en remettre. Ella pas de problèmes elle s’endort sur tout ce qui roule et dans des poses improbables.

Quant à moi ça irait si je n’avais pas bu un demi litre de coca avant et attendu très longtemps la pause qui ne viendra pas. Au bout de quatre heures de route je demande au chauffeur -qui au passage joue à candy crush en conduisant c’est très rassurant - dans combien de temps on s’arrête parce qu’habituellement il y a une pause toutes les heures. Il me désigne le champ de la tête. Oui sauf que là ton champ c’est la période de récolte, il y a pas un brin d’herbe ou se planquer. Je comprends alors que la japonaise dont on a vu les fesses, enfin du moins tous ceux qui étaient assis à droite, ne se fichait pas de la nudité. Alors niet.

Puis finalement au bout d’une heure à se dandiner tu te dis que tant pis pour tes fesses. Tu lui demandes de s’arrêter au milieu, tu files derrière le bus (quand même) avec les vendeuses de packs d’eau et de maïs qui te suivent des fois que tu aies envie d’acheter un épi de maïs tout en pissant et les camions qui t’éclairent en plein phares et font pin pon quand ils passent près de toi accroupie. Fun.

Nous voici donc à Hôi An. Nous avions lu peu de choses hormis que c’était probablement la plus jolie petite ville du Vietnam. Et c’est effectivement un énorme coup de coeur qui s’est imposé au fil des jours. Au départ on y voit l’atmosphère campagnarde, les lanternes qui ornent le seuil des maison, un vieux marché, des tailleurs partout, des maisons colorées et légèrement décrêpies qui font son charme.On y retrouve une sorte de Pingyao en Chine mais plus authentique, plus tranquille. Je suppose que la basse saison y est pour quelque chose..La ville est plate et se parcoure facilement en bicyclette, ce que nous faisons.

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Des dragons dansent sur des rythmes endiablés partout dans la ville au rythme des tambours. C’est le cas depuis notre arrivée, de jeunes garçons portant des masques s’agitent sous leur dragon et vont de maison en maison. Nous pensions que c’était quelque chose d’habituel et touristique mais en fait c’est un évènement qui se produit uniquement en septembre, avec une grande compétition de dragons. Ella en est fan et veut en ramener un à la maison. On n’aurait pas été contre si ça n’avait pas été si gros. Elle nous a bien fait rire, même les habitants se marraient hier car elle a suivi un dragon sur un bon bout de chemin en voulant absolument le caresser, bon au niveau des fesses, et l’on voyait les mains du jeune garçon sortir essayant de lui mettre des tapes car il en avait marre de se faire caresser les fesses.

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Nous tombons un peu par hasard sur le vénérable pont japonais en cherchant un resto. De là des milliers de lanternes colorées éclairent le ciel de Hôi An mais aussi l’eau où des barques de pêcheurs déposent de petits bateaux en papier éclairés par une bougie. Nous aussi nous prendrons la barque pour déposer un souhait sur l’eau.

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La ville de Hôi An est aussi célèbre pour ses lanternes que l’on trouve partout. Vous mettez tout ensemble : les lampions, la musique, les dragons etc…Cela donne une jolie ambiance de vieille ville chinoise et on adore!

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septembre 25, 2015 Ma maison sur mon dos Vietnam No Comments

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